La bio de Richard Seringue : A l’insu de son plein gré
Pauvre Richard que tout accable. Que les médias, les médecins et la justice accusent de s’être dopé. Maudits soient tous ces gens, Richard jamais il s’est dopé pas même à « l’insu de son plein gré. » La preuve qu’il est innocent, il n’a jamais rien gagné. Faudrait être con sinon, de se doper, si ce n’est pas pour gagner. Et Richard il n’est pas con. Il est juste incompris alors que sa défense est si simple. Les piqûres ? « C’était pas des piqûres Monsieur le procureur c’était des intra-meilleure qu’il m’a dit le soigneur. C’est pour mes jambes pour qu’elles pédalent plus vite. Ça marche tellement bien que je pédale même la nuit. Au début ma femme, elle râlait un peu. Mais depuis qu’elle dort sur le canapé, il n’y a plus aucun problème. » Ah Richard ! Le paradoxe (lui aurait dit « le paradoxe, c’est quoi ? Un truc pour se protéger des doxes comme une parapluie protège de la pluie, un paratonnerre du tonnerre et un paramètre des mètres ? »), le paradoxe donc avec Richard Seringue c’est qu’il est aimé des Français. Peut-être parce qu’ils l’ont pris en pitié quand il vidait toutes les larmes de son corps criant à l’injustice face aux caméras de télévision. Ou peut-être parce qu’ils sont cons, tout simplement. A choisir, on pencherait plutôt pour la seconde.





